Nous arrivons donc samedi matin à 6h05 à Roissy Charles de Gaulle, pour trouver le terminal, vous pouvez vous rendre sur le site d’Air France avec le numéro de vol. Normalement, c’est le 2E mais vous pouvez toujours vérifier selon ces indications!

A très bientôt

Tous les après-midi , le rdvh se rend dans la cour d’une école primaire afin de faire des animations avec les enfants du secteur. Il y a plusieurs groupes d’animations :

- Le groupe danse, composé de Céline, Jennifer, Joss et parfois Stephen en qualité de musicien. Cette activité plait beaucoup aux enfants et par conséquent, est toujours très visitée ( parfois même par des adultes !). La musique faisant vraiment partie de leur culture, les enfants adorent nous montrer , en dehors des chorégraphies bien ficelées des animateurs, leurs qualités de danseur qu’ils accompagnent de chants bien souvent improvisés. C’est dans ces moments-là que nous nous demandons si nous avons quoique ce soit à leur apprendre en danse, et si ça ne serait pas à eux de nous apprendre leur talent !

- Le groupe sport, avec Lucile, Gaetan, Michael, Jean Alexandre et Stephen, est de loin l’activité la plus peuplée, son nombre d’adeptes grandissant avec le temps. Il est arrivé qu’en fin d’après-midi, le nombre d’enfants atteigne la centaine ! Les activités sont très variées : béret , relais, tomate, épervier, jeux burkinabés, ultimate, et surtout FOOT !! ..

- Le groupe théâtre, animé par Thomas, Marieke, et Anne. Ce groupe à pour projet de faire un spectacle jeudi à l’occasion de l’inauguration de l’école et de la distribution officielle des fournitures scolaires et des ballons. Avant la rencontre avec les enfants, nous appréhendions beaucoup cette activité et surtout l’idée du spectacle à cause des différents obstacles : barrières de la langue, grande fourchette d’âge etc.. Cependant nous eûmes une très bonne surprise en découvrant l’enthousiasme des enfants pour le mime et le théâtre ce qui nous donna très envie de mettre sur pied une petite pièce même si nous savions qu’il y aurait du travail. Nous avons donc adapté un conte africain, dans lequel il y a une dizaine d’acteurs importants et beaucoup de figurants. Ces derniers étant souvent ceux qui ne parlent pas français.

- Le groupe dessin, essentiellement géré par Alix, de temps en temps aidée par d’autres. Il y a des grosses activités où tout le monde peut se rendre qui plaisent énormément aux enfants ( ceux-ci pensant que le dessin est réservé aux alphabètes et dont étant nombreux à l’expérimenter pour la première fois) mais fatigue beaucoup les animateurs. Autrement Alix prend quelques bons dessinateurs pour créer les décors du théâtre.

Ariana a aussi créé une activité coloriage pour les plus petits qui sont souvent mis à l’écart.

De plus , une équipe film , avec entre autre Luco et Jacques-henri se charge de tout filmer ainsi vous aurez le plaisir de voir les images de toutes ces très beaux moments.

Ainsi nous prenons beaucoup de plaisir durant ces activités même si nous rencontrons des difficultés. La difficulté principale étant la langue, en effet il y a beaucoup de différents dialectes et les enfants ne se comprennent pas tous entre eux, de plus dans ce secteur pauvre peu d’enfants sont scolarisé et donc très peu parlent le français. Nous avons donc trouvé des enfants qui nous servent interprètes. Cette barrière est plus ou moins handicapante en fonction des activités. En effet pour le sport les enfants comprennent vite en regardant les autres faire, mais pour le théâtre, les problèmes de communications sont très pénalisant ainsi la plupart des acteurs se contentent de mimer pendant que des narrateurs racontent.

Comme nous sommes en pleine saison pluvieuse, la météo est un autre obstacle important, en effet nous devons nous adapter aux déluges inattendus qui freinent vraiment les activités.

Autre problème : l’espace car nous n’avons q’une salle à notre disposition et celle-ci n’ayant pas d’électricité, il nous est impossible d’utiliser la stéréo de Jennifer pour l’activité danse.

Malgré ces barrières, le contact avec les enfants est très facile et nous plait beaucoup, nous nous sommes énormément attachés à ces enfants même ceux avec lesquels nous ne pouvons communiquer et les adieux s’annoncent très difficiles !

Écrit par Marieke et Anne qui en profite pour passer le bonjour à tous leurs proches !

Ce Week-End, nous avions décidé de partir de Fada’n Gourma Pour visiter les environs. Nous sommes donc partis tôt le samedi matin, accompagnés d’un 4×4 rempli de soldats pour nous protéger pendant la route : la route que nous avons prise était réputée dangeureuse. Ces “CRS” de la police nationale ne nous ont pas lachés d’une semelle pendant tout notre week-end.

Après 2 heures de route, nous sommes arrivés à Kompienga, où nous avons visité un barrage hydroélectrique, véritable fierté de la région. Notre guide, le prefet, nous a expliqué le foncitonnement de la centrale, et son interêt dans la production d’électricité au Burkina.

Nous avons ensuite déjeuné dans un petit restaurant pas très hygiénique, et que l’on soupçonne d’être à l’origine d’un petite maladie de certains… De retour à Pama, la grande ville de la région, nous sommes rentrés à l’hotel. Cet hotel était autrefois tenu par un couple d’italiens. Visiblement, après leur mort ( on peut voir leur tombe au fond du jardin ), des burkinabé l’ont repris, mais l’entretient laisse à désirer : les chasses d’eau ne fonctionnait pas, les murs étaient très sales, des tableaux italiens mals accrochés aux murs menaçaient de tomber, un ventilateur devait être branché à l’autre bout du couloir à l’aide d’une ralonge car la prise ne fonctionnait plus….

Après s’être installés dans nos chambres respectives, nous sommes montés sur une coline de la région, pour admirer le paysage, déjà différent de celui de Fada. Cette coline servait de carrière de granite à un syrien que nous avons rencontré.

Le lendemain matin, nous avions décidés d’aller faire un tour en pirogue sur le lac de retenue du barrage visité la veille, afin de visiter une petite île. Arrivés dans le village de pêcheurs ( après trois quarts d’heures de piste où notre mini-bus a beaucoup souffert ) d’ où nous devions partir, nous avons compris que seul une pirogue à moteur pouvait nous y amener. Cette pirogue souffrait de nombreuses fuites mais son propriétaire nous rassura avec le “pas de problème” habituel. Nous avons visité l’”île” ( en fait, le niveau de l’eau était bas et elle était reliée à la terre.. ), qui offrait de magnifiques paysages. Mais le soleil tapait fort ( c’était à 14h ), et nous manquions d’eau.

Nous sommes donc vite rentrés à l’hotel pour manger et pour repartir à Fada avant la nuit.

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C’était une des grandes inconnues du voyage: les conditions de vie! Nous, adolescents occidentaux soumis à un quotidien confortable et oisif, allions nous frotter à la manière Africaine de vivre, plus simple et modeste. Qu’en fut-il?

Première bonne surprise: les moustiques. Nous craignions l’attaque en masse de ces petites bestioles en quête de nouvelles chaires tendres. En fait, les moustiquaires et les répulsifs sont plutôt efficaces. Sauf incident majeur, on rentrera sans le paludisme. Notre foie (et notre foi) tient bon.

Deuxième bonne surprise: les ventilateurs. On ignore qui a inventé cet outil, mais il est redoutable contre la chaleur. Léger bémol: certains ayant un cou proéminent ont attrapé une angine au Burkina! A les voir se moucher en plein cagnard, c’est assez tordant.

Troisième semi bonne nouvelle: la nourriture. Comme dirait le Pasteur: “De la nourriture dépend le moral des troupes.” Nous avons un cuisinier local qui nous fait des plats … européens, car les plats du coin ne sont pas légion. Sauf le tô, espèce de gâteau blanc à base de maïs, excellent pour raffraîchir les machoires vivifiées par les brochettes pimentées. Sinon, ça nous arrive de pester après la nourriture (quand on a des rognons de foie ou des ragoûts de patates midi et soir), mais bon, nous faisons avec…

Autre bonne nouvelles: le transport. Nous avons un chauffeur à notre disposition du nom de Issa. L’as du volant, le roi de la mécano. Pour preuve: avec un pare-brise cassé, des amortisseurs qui ont déserté et un frein à main en grève, on avance! Tout-terrain la camionnette qui, selon Issa, a une capacité illimitée. On est serré à 15 et on est moins serré à 20. Eh oui, après la multiplication des pains de Jésus, il y a la multiplication des places de Issa…

Enfin, on arrive au sujet qui fait débat: les toilettes (ou les gogues en suisse dans le texte). Entre les portes qui ne ferment pas, les lunettes bancales et les douches froides, on aurait de quoi pester. Eh bien non, étonnnement, le groupe fait bloc, malgré les troubles digestifs. Comme dirait les Africains, “la souffrance est un conseil”. Maintenant, la question est: ce confort rustique mais supportable et supporté nous apprendra-t-il à être moins exigeant dans notre confort quotidien, ou au contraire nous rendra-t-il encore plus dépendant de notre télé, notre connexion ADSL, et de notre douche chaude? L’avenir en décidera…

Gaëtan

L’après-midi en général nous faisons des animations et des activités avec les enfants d’une école primaire non loin de celle de notre chantier. Nous leur faisons faire du sport, du théâtre, de la danse, des dessins et eux aussi nous apprennent des jeux.

Foot avec les enfants

 

Foot avec les enfants 2

 

Danse

 

Danse 2

 

Danse 3

Danse 4

C’est au rythme africain que nous avançons dans la construction de cette école.

Nous ne sommes effectivement pas seuls sur le chantier, nous travaillons avec beaucoup de burkinabé, des maçons, des apprentis maçons, des jeunes volontaires et parfois même des enfants. C’est ce qu’on appelle un véritable travail d’équipe ! Mais la conséquence est que nous nous battons pour avoir les outils (surtout les filles) et les pauses (voire la glande) sont très fréquentes. Pour occuper le temps nous avons formé un groupe « film » chargé de faire des reportages et un groupe « balançoire » qui s’occupe de construire une aire de jeux pour les futurs élèves de l’école maternelle.

Mais le manque d’outil n’est pas le seul frein à la construction, les matériaux sont également livrés par des chauffeurs et des camions burkinabé. Le dernier camion de terre est par exemple arrivé avec un retard de quatre jours et s’est embourbé 30 minutes à l’entrée du chantier. Au moins on prend notre temps et on en profite pour parier sur les dates des livraisons. C’est Toto qui a gagné le dernier pari et il attend patiemment le retour en France pour avoir le saucisson qui lui a été promis (effectivement la nourriture française commence à nous manquer).

Donc le chantier avance, mais à l’africaine : lentement mais sûrement. En arrivant nous pensions finir l’école rapidement, mais petit à petit nous nous rendons compte que cela sera plus difficile que prévu. Mais ici ils commencent aussi à comprendre que nous désirons faire le plus possible avant de partir.

En tout cas cela prouve que les burkinabé se sont bien appropriés ce projet d’école et c’est bien cela l’essentiel !

Ecrit par Alix

Le chantier

 

Le chantier 2

 

Le chantier 3

 

Le chantier 4

 

Le chantier 5

 

Le chantier 6

 

Le chantier 7

 

Le chantier 8

 

Le chantier 9

 

Le chantier 10

Bonjour à tous, alors oui enfin nous avons réussi à mettre des photos sur blog (croyez nous cela n’est pas si facile que ça étant donné la vitesse de connexion ici). Les photos ont été prises par un peu tout le monde. On commence par le jour du départ jusqu’à noter arrivée sur le chantier. Durant tout notre séjour, Alexandre, frère de Ludovic qui est responsable de Fondacio en Afrique, nous accompagne. Vous pouvez le voir sur une photo avec Luco. Nous essaierons de rajouter des photos dès que possible. A bientôt !

 

Aéroport

 

Notre avion

 

Dans l’avion

 

Vue aérienne

 

Arrivée à Ouagadougou

 

Alexandre et Luco

 

La ville

 

Premier petit déj à Ouagadougou

 

Problème technique

 

Problème technique 2

 

Notre hôtel ;)

 

Notre hôtel, dans la cour

 

Le vieux (titre honorifique)

 

La ville

 

Une petite du secteur

 

Foot dans la rue

 

Anne et les enfants

 

Le chantier

1er problème : premier jour aéroport de Ouagadougou.

Devant le tapis roulant, le suspens est à son comble alors que les 15 membres du RDVH attendent avec impatience l’arrivée de leurs sacs respectifs. Les minutes passent, le tapis tourne, tous les sacs sont récupérés avec soulagement. Tous ? Oui, sauf un !

Bien sûr le plus important : l’infirmerie ! Après avoir fouillé l’aéroport de fond en comble le RDVH se résout à se mettre dans la longue file d’attente qui mène au bureau surpeuplé des bagages perdus. Après une heure d’attente et de stress alors que nous nous apprêtions enfin à entrer dans le bureau, le « voleur involontaire » débarque dans l’aéroport brandissant fièrement le sac. Il s’était heureusement rendu compte de son erreur en arrivant à son hôtel. Depuis soyez rassuré(e)s tous nos petits bobos et maux sont très bien soignés.

2ème problème : deuxième jour sur la route de Fada

Le groupe RDVH file sur la route de Fada entassé dans un minibus plutôt archaïque et surchargé à l’intérieur comme à l’extérieur. En effet sur le toit ou plutôt la tôle rouillée qui sert de toit sont entassés plus de 30 sacs de fournitures scolaires et d’affaires personnelles. Alors que tout allait bien, une demi-heure avant l’arrivée nous sentons le bus ralentir puis s’arrêter, le pneu arrière gauche est déchiqueté. Panique à bord, comment va-t-on soulever ce bus surchargé ? On en profite pour faire une pause pipi et, le temps d’aller aux toilettes, le chauffeur et son ami avaient comme par magie changé la roue.

Problème technique 2

Ecrit par Jennifer, Lucile et Anne

Premier jour à Fada, le RDVH décide de se rendre au culte à l’Eglise évangélique. Pour bien commencer, les trois quart du groupe arrive avec une demi-heure en retard après s’être perdus dans la ville (grâce à Thomas). Pour continuer, les filles se trompent et passent la demi-heure suivante du côté garçons avant de se rendre compte que les places ne sont pas mixtes. Heureusement la prochaine heure se déroule sans problèmes dans la joie et la musique. De multiples chorales entonnent des chants très dansants aux rythmes des djumbés et autres percussions. Nous sommes tous émerveillés devant cette énergie et cette vivacité. Mais, au moment de la cène, le groupe RDVH se remet à faire des bêtises, en effet, ignorant que la coutume de communier tous ensembles, nous avons avalé le pain à peine servis. Ensuite nous avons dû refuser le sang du Christ, celui-ci étant de la grenadine et donc fait à base d’eau locale que nous ne pouvons boire, ce qui a achevé de vexer les rangées avoisinantes et, comme si nous n’avions pas assez attiré l’attention comme ça, nous fûmes pris au dépourvu au moment de la présentation des invités. Notre discours de présentation fut laborieux.


Puis le pasteur entama la prédication, ou plutôt harcèlement moral qui dura une heure et demi et au cours duquel, entre deux fous rires nous eûmes des tendances narcoleptique. A présent nous allons tenter de vous raconter la prédication en elle-même. Cependant, à l’écrit le comique de ce récit sera moins présent qu’à l’oral, mais nous vous promettons de vous le raconter en rentrant.


Le pasteur se mit à nous crier dessus en levant énergiquement le poing qu’il fallait « prier les uns pour les autres » (il l’a répété 25 fois, nous l’avons compté !), car autrement nous allions nous faire « secouiller par le diable » en effet nous ne savons pas « ce qui se trame dans les ténèbres ». Les trois raisons pour justifier cela sont :

-         c’est biblique

-         c’est écrit dans la bible

-         c’est Dieu qui l’a dit

N’oublions pas que tout ce discours était accompagné d’un accent très prononcé, de grands gestes menaçants, et d’un pauvre interprète qui tentait désespérément de placer ses traductions en Gourmanché (langue locale) entre deux hurlements, et ceci pendant une heure et demi. Finissons en précisant que notre pasteur était absent pour cause d’indisponibilité gastrique (ndlr : la semaine d’après il se retrouva tout seul au culte).

Ecrit par Jennifer, Lucile et Anne

La rencontre avec les enfants est encore plus belle que l’on avait imaginé. Ils sont très nombreux, mais toujours enthousiastes. Même lorsque nous sommes épuisés par le chantier et la chaleur, ils arrivent à nous faire danser et courir. Leurs rires permanents alimentent  notre bonne humeur.  Ces petits burkinabé font honneur à leur pays.  Le Burkina est effectivement le “pays des hommes intègres”. Les enfants ne nous demandent jamais rien, au contraire c’est eux qui nous couvrent de cadeaux. De toute façon, vous les rencontrerez bientôt, car ils veulent tous rentrer en France avec nous.